lundi 23 juillet 2007
samedi 6 janvier 2007
Crise de l'édition et crise de la librairie, l'avis d'un auteur
On voyait les choses venir depuis quelques années mais on est maintenant en plein dans la tempête : il y a une sévère crise de l'édition et de la librairie (voir l'analyse de François Bon et aussi sa dernière Lettre). Plusieurs éditeurs ont fait faillite en 2006, les libraires sont en train de se faire déposséder par les librairies en ligne, parfois avec le soutien de grands éditeurs, tout bouge à grande vitesse. Qu'en disent les auteurs ?
Je ne sais pas pour les autres, mais voici mon avis : nous sommes très (trop) mal traités, à la fois économiquement : 10% du prix de vente, c'est un scandale, nous méritons beaucoup plus puisque nous sommes à la source du livre - Bernard Lahire le souligne dans son étude La condition littéraire -, et intellectuellement : avec la crise, l'auteur qui ne vend pas voit ses chances de trouver un grand éditeur se réduire de façon drastique, et celui qui trouve un grand éditeur est sous-vendu par le diffuseur.
Tout ceci pour dire que l'auteur, même s'il est évidemment solidaire de ceux qui ont la même passion que lui et qui l'aident (éditeurs, libraires) se trouve dans une position de crise depuis longtemps déjà, et pourtant il n'est pas mort pour autant, il est encore vivant.
Les éditeurs et les libraires n'ont pas été là de tous temps, ils sont apparus récemment (au maximum il y a quatre siècles); l'écrivain au contraire a toujours été là. Quoi qu'il advienne des éditeurs et des libraires, l'écrivain continuera d'écrire et ses manuscrits seront là, peut-être invisibles car non publiés, ou invendables parce que les librairies auront disparu ou qu'elles seront désertées par des ex-lecteurs devenus internautes ou téléspectateurs, mais la Littérature continuera de se faire. Les conditions économiques de la vie de l'écrivain pèsent sur son travail, certes, mais pour lui le livre est une question de vie et de mort. Je veux dire : l'écrivain n'a pas de vraie vie, de vie privée, de vie sociale, de vie économique, de monde en dehors, comme peut l'avoir l'éditeur ou le libraire qui à la fin du travail le soir rentre chez lui.
Alors, quand même, y a-t-il une solution pour que tout le monde s'en sorte malgré tout ? que ni les éditeurs ni les librairies ne fassent faillite ? Oui : augmenter le prix des livres. Donc, augmenter les marges de tous, auteur, éditeur, diffuseur, libraire.
Réfléchissez. Quelle valeur a pour vous un grand livre ? 15 € ? 20 € ? 30 € ? Je suis en train d'écrire sur un auteur contemporain, donc je relis tous ses livres : superbes. Si je regarde le prix inscrit sur chacun, je vois : 14 €, 12 €, 11 €; une misère...
Mais combien suis-je prêt à débourser pour lire ce que ce grand écrivain (qui en outre vit lui-même dans des conditions matérielles difficiles, je le sais) a écrit ? J'ai essayé d'acheter une édition beau papier (une fortune pour moi, au vu de mes moyens financiers), mais les exemplaires étaient épuisés. J'étais prêt à mettre une somme énorme pour les mots que cet auteur a écrits. Les lecteurs n'achètent plus de livres non pas parce que ces livres sont trop chers, mais parce que ces lecteurs n'ont plus le temps de lire - ne se donnent plus le temps de lire-.
Un roman de 128 pages, c'est 3 heures de lecture ininterrompue au minimum, et pour un grand livre, c'est évidemment bien plus, en fragmentant la lecture c'est quatre ou cinq jours de bonheur. Un grand livre, pour paraphraser le titre d'un film, c'est quelques jours avec vous. Ca n'a pas de prix de pouvoir vivre ça.
Je ne sais pas pour les autres, mais voici mon avis : nous sommes très (trop) mal traités, à la fois économiquement : 10% du prix de vente, c'est un scandale, nous méritons beaucoup plus puisque nous sommes à la source du livre - Bernard Lahire le souligne dans son étude La condition littéraire -, et intellectuellement : avec la crise, l'auteur qui ne vend pas voit ses chances de trouver un grand éditeur se réduire de façon drastique, et celui qui trouve un grand éditeur est sous-vendu par le diffuseur.
Tout ceci pour dire que l'auteur, même s'il est évidemment solidaire de ceux qui ont la même passion que lui et qui l'aident (éditeurs, libraires) se trouve dans une position de crise depuis longtemps déjà, et pourtant il n'est pas mort pour autant, il est encore vivant.
Les éditeurs et les libraires n'ont pas été là de tous temps, ils sont apparus récemment (au maximum il y a quatre siècles); l'écrivain au contraire a toujours été là. Quoi qu'il advienne des éditeurs et des libraires, l'écrivain continuera d'écrire et ses manuscrits seront là, peut-être invisibles car non publiés, ou invendables parce que les librairies auront disparu ou qu'elles seront désertées par des ex-lecteurs devenus internautes ou téléspectateurs, mais la Littérature continuera de se faire. Les conditions économiques de la vie de l'écrivain pèsent sur son travail, certes, mais pour lui le livre est une question de vie et de mort. Je veux dire : l'écrivain n'a pas de vraie vie, de vie privée, de vie sociale, de vie économique, de monde en dehors, comme peut l'avoir l'éditeur ou le libraire qui à la fin du travail le soir rentre chez lui.
Alors, quand même, y a-t-il une solution pour que tout le monde s'en sorte malgré tout ? que ni les éditeurs ni les librairies ne fassent faillite ? Oui : augmenter le prix des livres. Donc, augmenter les marges de tous, auteur, éditeur, diffuseur, libraire.
Réfléchissez. Quelle valeur a pour vous un grand livre ? 15 € ? 20 € ? 30 € ? Je suis en train d'écrire sur un auteur contemporain, donc je relis tous ses livres : superbes. Si je regarde le prix inscrit sur chacun, je vois : 14 €, 12 €, 11 €; une misère...
Mais combien suis-je prêt à débourser pour lire ce que ce grand écrivain (qui en outre vit lui-même dans des conditions matérielles difficiles, je le sais) a écrit ? J'ai essayé d'acheter une édition beau papier (une fortune pour moi, au vu de mes moyens financiers), mais les exemplaires étaient épuisés. J'étais prêt à mettre une somme énorme pour les mots que cet auteur a écrits. Les lecteurs n'achètent plus de livres non pas parce que ces livres sont trop chers, mais parce que ces lecteurs n'ont plus le temps de lire - ne se donnent plus le temps de lire-.
Un roman de 128 pages, c'est 3 heures de lecture ininterrompue au minimum, et pour un grand livre, c'est évidemment bien plus, en fragmentant la lecture c'est quatre ou cinq jours de bonheur. Un grand livre, pour paraphraser le titre d'un film, c'est quelques jours avec vous. Ca n'a pas de prix de pouvoir vivre ça.
jeudi 4 janvier 2007
"Vous faites quoi, comme métier ?"
Quand quelqu'un que je ne connais pas me demande ce que je fais comme métier, le plus souvent je ne dis pas que je suis écrivain; je réponds que "c'est compliqué", ou bien que je travaille "dans la culture" (moi qui déteste ce mot), ou que je suis "spécialiste de la littérature contemporaine au CNRS".
Pourquoi ne pas dire aux gens qu'on est écrivain ? parce qu'ils vous demandent alors ce que vous écrivez. Ils vous disent qu'écrivain c'est un travail "fantastique", "fascinant", "passionnant", que vous avez "de la chance", qu'ils ont peut-être déjà lu un de vos livres, ils vous demandent quelles histoires ça raconte et veulent savoir si vous réussissez à en vivre, etc. C'est fatiguant, voire gênant. Je ne suis pas un extraverti ni un grand vulgarisateur du Savoir, je ne me vois pas expliquer à un bourgeois-bohème qui achète un roman des Editions de Minuit comme il achète une paire de chaussures W*** (pour la marque, gage de qualité) comment fonctionnent la littérature contemporaine et, à l'intérieure de celle-ci, mes textes (qui en plus y tiennent une place bizarre, même pour mes confrères). Je ne me vois pas parler Littérature avec des gens qui n'y connaissent rien (humm, je sens que cette phrase provocatrice va susciter de nombreux commentaires... ;-)
NB : Cela vaut aussi pour les femmes rencontrées. Je ne suis pas écrivain non plus pour elles (sauf bien sûr avec les confrères femmes, mais là s'applique la règle N°1 : "Ne jamais flirter avec une écrivain". Surtout si c'est une grande écrivain. Surtout si on l'admire).
Pourquoi ne pas dire aux gens qu'on est écrivain ? parce qu'ils vous demandent alors ce que vous écrivez. Ils vous disent qu'écrivain c'est un travail "fantastique", "fascinant", "passionnant", que vous avez "de la chance", qu'ils ont peut-être déjà lu un de vos livres, ils vous demandent quelles histoires ça raconte et veulent savoir si vous réussissez à en vivre, etc. C'est fatiguant, voire gênant. Je ne suis pas un extraverti ni un grand vulgarisateur du Savoir, je ne me vois pas expliquer à un bourgeois-bohème qui achète un roman des Editions de Minuit comme il achète une paire de chaussures W*** (pour la marque, gage de qualité) comment fonctionnent la littérature contemporaine et, à l'intérieure de celle-ci, mes textes (qui en plus y tiennent une place bizarre, même pour mes confrères). Je ne me vois pas parler Littérature avec des gens qui n'y connaissent rien (humm, je sens que cette phrase provocatrice va susciter de nombreux commentaires... ;-)
NB : Cela vaut aussi pour les femmes rencontrées. Je ne suis pas écrivain non plus pour elles (sauf bien sûr avec les confrères femmes, mais là s'applique la règle N°1 : "Ne jamais flirter avec une écrivain". Surtout si c'est une grande écrivain. Surtout si on l'admire).
lundi 1 janvier 2007
Meilleurs voeux pour 2007
- Aux écrivains, on souhaite d'écrire les histoires qu'ils voulaient écrire, et même davantage : écrire des choses auxquelles ils ne s'attendaient pas. On leur souhaite aussi de bien (de mieux) s'entendre avec leur éditeur.
- Aux éditeurs, on souhaite de bien (de mieux) s'entendre avec leurs auteurs ;-) On leur souhaite aussi de vendre leurs livres au-delà de toute espérance, non pas tant pour faire fortune, ou du moins ne pas faire faillite, que pour avoir le plaisir de se savoir responsable de nombreuses heures de lecture partout dans le monde francophone.
- Aux lecteurs, on souhaite de trouver le temps de lire, et d'y trouver de la joie (si possible dans des livres qui ne portent préjudice ni à des vivants ni à des morts).
- A tous, on souhaite de parvenir, toujours, à imaginer, rien qu'avec des mots, quelque chose qui n'existe pas. Bonne année 2007 !
mercredi 27 décembre 2006
Les mots-clés recherchés
Puisqu'en cette fin d'année plusieurs blogs (par exemple François Bon) s'amusent à regarder dans leurs statistiques quelles recherches les internautes ont fait dans Google pour arriver sur le site, à mon tour je me penche sur les dernières requêtes. Les mots-clés recherchés chez les visiteurs de ce blog ce matin étaient donc, dans l'ordre chronologique :
"Ecrire avec l'ordinateur"
"Farrago dépôt de bilan"
"Maria Kodama blog"
"Comment les écrivains trouvent des idées"
"Philippe Sollers"
"Liste des jurés Goncourt"
"Devenir écrivain"
"Manuel de Lulu.com"
"La litterature"
"La pensée de Heidegger"
"Lettre d'accompagnement + manuscrit"
"Combien de pages pour un roman"
"Mise en ligne du site des éditions du Seuil"
"Agent littéraire Paris"
"Ecrire au stylo plume"
"Editeur pour jeune écrivain"
"CD littéraire gratuit"
"Chloé Delaume"
"Voeux Bonne année Proust"
Une petite pensée pour celui ou celle qui a tapé Comment les écrivains trouvent des idées... ;-)
"Ecrire avec l'ordinateur"
"Farrago dépôt de bilan"
"Maria Kodama blog"
"Comment les écrivains trouvent des idées"
"Philippe Sollers"
"Liste des jurés Goncourt"
"Devenir écrivain"
"Manuel de Lulu.com"
"La litterature"
"La pensée de Heidegger"
"Lettre d'accompagnement + manuscrit"
"Combien de pages pour un roman"
"Mise en ligne du site des éditions du Seuil"
"Agent littéraire Paris"
"Ecrire au stylo plume"
"Editeur pour jeune écrivain"
"CD littéraire gratuit"
"Chloé Delaume"
"Voeux Bonne année Proust"
Une petite pensée pour celui ou celle qui a tapé Comment les écrivains trouvent des idées... ;-)
mardi 26 décembre 2006
A propos de l'édition jetable
Longue et fort déprimante (mais non moins excellente) analyse sur le blog de Joseph Périgot qui décrit l'édition jetable pratiquée par certaines grandes maisons aujourd'hui :
Périgot suggère en fin de billet que l'auteur casse le contrat de son éditeur quand celui-ci se révèle négligeant. Seulement, il ne donne pas la recette. Alors je la donne : épuiser les exemplaires. L'éditeur ayant souvent pilonné les exemplaires en n'en gardant que 100 ou 200, vous lui proposez de les lui racheter à votre tarif contractuel (50% du prix hors taxe) et qu'en échange il vous rende vos droits. S'il refuse (peu probable, mais qui sait), vous rachetez quand même ces exemplaires restants puis vous faites constater par huissier chez le distributeur que le livre n'est plus disponible, ce qui, selon le contrat, vous restitue vos droits. L'éditeur ne fera pas réimprimer votre livre - trop cher-, à moins qu'il tienne à vous et défende votre livre, auquel cas, pas de souci, c'est un gars réglo qui ne fait pas d'édition jetable, gardez-le, ils deviennent rares... ;-)
"L'éditeur est aussi responsable des trois petits tours et puis plus rien. En général, il prend au sérieux la préparation du livre, son impression, sa promotion auprès des libraires et de la presse toute-puissante, mais si celle-ci dédaigne le livre, que fait-il ? Que fait-il après les trois petits tours ? Il attend. Il attend les retours, qui ne manquent pas d'arriver (...) Faut-il rappeler à l'éditeur qu'il s'est engagé "à procurer, par une diffusion dans le public et auprès des tiers susceptibles d'être intéressés, les conditions favorables à l'exploitation de l'ouvrage sous toutes ses formes", selon les termes du contrat-type du Syndicat National de l'Edition? C'est la raison pour laquelle vous vous êtes dépossédé de vos droits pour les lui céder."
Périgot suggère en fin de billet que l'auteur casse le contrat de son éditeur quand celui-ci se révèle négligeant. Seulement, il ne donne pas la recette. Alors je la donne : épuiser les exemplaires. L'éditeur ayant souvent pilonné les exemplaires en n'en gardant que 100 ou 200, vous lui proposez de les lui racheter à votre tarif contractuel (50% du prix hors taxe) et qu'en échange il vous rende vos droits. S'il refuse (peu probable, mais qui sait), vous rachetez quand même ces exemplaires restants puis vous faites constater par huissier chez le distributeur que le livre n'est plus disponible, ce qui, selon le contrat, vous restitue vos droits. L'éditeur ne fera pas réimprimer votre livre - trop cher-, à moins qu'il tienne à vous et défende votre livre, auquel cas, pas de souci, c'est un gars réglo qui ne fait pas d'édition jetable, gardez-le, ils deviennent rares... ;-)
dimanche 24 décembre 2006
Ecrire un livre en 15 jours
Récemment quelqu'un m'a demandé dans les commentaires comment font les écrivains pour écrire un livre en 15 jours.
Il faut d'abord savoir qu'écrire à toute vitesse est très courant chez la plupart des écrivains car ils sont toujours en retard sur leurs prévisions, donc ils doivent galoper. Par exemple, Chloé Delaume expliquait sur son blog fin octobre (la date est importante pour apprécier le délai) :
Ensuite, travailler dans l'urgence présente un risque : écrire n'importe quoi, mais aussi un avantage : ne pas se poser de question. Finalement, quand on est écrivain et uniquement ça, on ne doit pas trop se poser de questions : on doit foncer.
Alors, "comment écrire un livre en 15 jours" (j'adore ce genre de titres publicitaires ;-) ?
C'est un livre court, un 80 pages ou un 96 pages.
C'est une histoire ou un sujet que par avance vous connaissez parfaitement, dans les moindres détails. D'une certaine façon, cela a déjà "mûri" en vous pendant des mois, voire des années. Vous y pensiez depuis un bail, quoi.
Il faut écrire deux fois par jours, deux heures le matin, deux heures l'après-midi (ou mieux : le soir, plus les séances sont espacées meilleures elles sont). Tous les jours, pas d'exception.
Il faut une méthode : soit un plan, soit la chronologie (la chronologie est souvent un plan puissant, révélateur de beaucoup de secrets). Le plan peut consister en une série de points à traiter, par exemple, quinze caractéristiques, quinze rencontres, quinze lieux.
Et surtout, in fine : écrivez comme vous parlez, ou plus exactement : comme vous raconteriez l'histoire à votre meilleur(e) ami(e).
Le reste, ce qui transforme les 80 pages en livre, c'est le dieu de l'Art. Et l'Art souffle où il veut. Où il veut.
Il faut d'abord savoir qu'écrire à toute vitesse est très courant chez la plupart des écrivains car ils sont toujours en retard sur leurs prévisions, donc ils doivent galoper. Par exemple, Chloé Delaume expliquait sur son blog fin octobre (la date est importante pour apprécier le délai) :
"J’ai relu hier soir mon contrat pour le prochain, la commande de Naïve Session, le petit livre sur Indochine. La date de rendu n’est nullement fin décembre mais le 1er décembre, je n’ai que le premier chapitre, je dois obligatoirement écrire deux pages par jour pour être dans les temps."
Ensuite, travailler dans l'urgence présente un risque : écrire n'importe quoi, mais aussi un avantage : ne pas se poser de question. Finalement, quand on est écrivain et uniquement ça, on ne doit pas trop se poser de questions : on doit foncer.
Alors, "comment écrire un livre en 15 jours" (j'adore ce genre de titres publicitaires ;-) ?
C'est un livre court, un 80 pages ou un 96 pages.
C'est une histoire ou un sujet que par avance vous connaissez parfaitement, dans les moindres détails. D'une certaine façon, cela a déjà "mûri" en vous pendant des mois, voire des années. Vous y pensiez depuis un bail, quoi.
Il faut écrire deux fois par jours, deux heures le matin, deux heures l'après-midi (ou mieux : le soir, plus les séances sont espacées meilleures elles sont). Tous les jours, pas d'exception.
Il faut une méthode : soit un plan, soit la chronologie (la chronologie est souvent un plan puissant, révélateur de beaucoup de secrets). Le plan peut consister en une série de points à traiter, par exemple, quinze caractéristiques, quinze rencontres, quinze lieux.
Et surtout, in fine : écrivez comme vous parlez, ou plus exactement : comme vous raconteriez l'histoire à votre meilleur(e) ami(e).
Le reste, ce qui transforme les 80 pages en livre, c'est le dieu de l'Art. Et l'Art souffle où il veut. Où il veut.
